Grève du 24 novembre : un premier coup de semonce !

, par  Guillaume MARSAULT

Avec 40% de grévistes au niveau national et un peu plus de 30% dans notre académie, ce premier mouvement dans l’éducation à l’initiative de la FSU apparaît très réussi, & impose au ministre de revoir ses projets, à l’écoute du SNES & de la FSU.

Malgré la bataille de chiffres à chaque mouvement de grève, & le procédé grotesque utilisé par l’administration pour minorer le nombre de grévistes (le calcul se fait en prenant le nombre de grévistes à 8h rapporté sur l’ensemble des personnels de l’établissement attendus ou non ! Les personnels grévistes qui commencent plus tard dans la journée ne sont ainsi pas comptabilisés. Pas plus que les personnels de direction qui ne sont pas comptabilisés grévistes, même s’ils le sont !), la grève d’hier a été un franc succès, & le ministre de l’Éducation nationale va devoir en tenir compte.
Le Ministre Chatel doit entendre que la réforme des lycées, telle qu’il la propose est inacceptable en l’état.
Le gouvernement doit entendre l’ensemble des fonctionnaires mobilisés hier & proposer une véritable revalorisation salariale, qui dépasse les primes individuelles & s’attache à reconstruire une grille indiciaire de qualité.
Le gouvernement doit entendre que les personnels ne veulent plus de la précarité dans la fonction publique : ils veulent des titulaires formés pour répondre aux attentes du public.

Dans notre académie, le rassemblement à l’initiative de la FSU a été de qualité & les dizaines de grévistes présents ont manifesté devant le rectorat site Assainissement, puis devant le Rectorat à Grand Camp pour montrer leur attachement à un service public de qualité. Revendications ! Le bureau du SNES répond présent