Journal académique

, par  Guillaume MARSAULT

Depuis son arrivée au ministère de l’Éducation Nationale, le ministre
Luc Chatel ne cessait de louvoyer, sans jamais apporter de réponses
précises. Depuis un mois, loin des concertations avec les syndicats, il a
mis en marche un train de réformes très importantes, qu’il entend faire
passer très vite, sans se soucier des réactions.
Malgré la grève plutôt réussie du 24 novembre, le ministre a proposé
une réforme des lycées proprement scandaleuse. Les demandes du
SNES, syndicat majoritaire dans l’Éducation, n’ont pas été entendues.
Pire, elles n’ont pas été écoutées. Grâce à cette réforme, ce sont 5.000
postes qui vont être supprimées dans les lycées l’année prochaine. Le
ministre affirme qu’il va améliorer la réussite des lycéens.
Sur la réforme des maîtres, le ministre impose aux stagiaires 12h de ser-
vice, soit une formation professionnelle réduite à la portion congrue,
ce sont 5.000 nouveaux postes qui vont être supprimés par l’État. Le
ministre affirme qu’avec formation professionnelle minimaliste, les
enseignants vont être meilleurs pédagogues !
Sur la revalorisation, le ministère est resté silencieux pendant très
longtemps commence aujourd’hui à faire des propositions. Concer-
nant les 25% de pouvoir d’achat perdus depuis deux décennies, pas
un mot. Le ministre fait des déclarations où il affirme la nécessité de
mieux payer les enseignants, mais dans les faits, rien de concret !
Pour le SNES, c’est très clair, le ministre Chatel n’a qu’un objectif : ven-
dre une réforme qui lui permette de supprimer un maximum de pos-
tes ! Il utilise l’ensemble de l’argumentation publicitaire à son service
pour mettre en péril le service public, pour mettre en péril la liberté
pédagogique qui est le fer de lance de l’innovation, pour mettre en
péril l’objectif de la réussite scolaire de tous les élèves !
Pour le SNES, il n’est pas question d’accepter ces milliers de suppres-
sions de postes en échange d’une maigre revalorisation.
Pour le SNES, la seule Éducation possible est Nationale, Égale, Unique,
au service de tous les élèves.
Pour le SNES, il n’est pas question de trier la moitié des élèves que l’on
veut amener à Bac+2 et abandonner les autres en route.
Pour le SNES, il faut se défendre contre les attaques du service public
d’Éducation Nationale
Pour le SNES, il n’y a pas d’alternative, ce sera la grève au mois de jan-
vier !
Le secrétariat académique du SNES

Journal Janvier