Mener l’action établissement par établissement !

, par  Guillaume MARSAULT

Malgré le passage en force de la réforme des lycées & de la modification des décrets statutaires par le ministère, la bataille n’est pas perdue. Elle change d’échelle & doit être menée localement, établissement par établissement, le plus collectivement possible.
Le SNES considère que les deux éléments primordiaux dans le cadre d’une autonomie renforcée des établissements à préserver sont la liberté pédagogique des établissements, la démocratie dans l’établissement au travers le conseil d’administration.
Les conseils pédagogiques se mettent en place dans les établissements. Le chef d’établissement doit nécessairement faire voter sa composition en conseil d’administration, c’est pourquoi il apparaît primordial de travailler en amont avec l’ensemble des collègues pour éviter de transformer cette institution en garde rapprochée du chef d’établissement. Pour ce faire, les collègues doivent travailler
aussi collectivement que possible. La démarche consiste à obtenir autant de démocratie que possible dans les conseils pédagogiques, avec comme objectif ultime de transformer cette instance en assemblée générale des collègues.
Dans un souci d’égalité pour l’ensemble des établissements scolaires sur l’ensemble du territoire, le SNES Guadeloupe se prononce pour un cadrage national pour les horaires d’enseignement et les dédoublements.
Pour les conseils d’administration, les décrets statutaires n’ont pas modifié leur fonctionnement. Il convient de maintenir la démocratie & de s’opposer autant que possible à toutes les dérives liberticides, en faisant voter des vœux pour montrer l’opposition à la politique de casse de l’Éducation actuelle.
Dans le cadre du plan national d’action le SNES Guadeloupe appelle les collègues à se mobiliser le 12 mars, le combat n’est pas terminé.

Histoire des Arts : la nécessité d’un cadrage national.

Suite à la présentation académique de la mise en œuvre de l’Histoire des Arts pour la rentrée prochaine, le SNES Guadeloupe revendique un cadrage national contrairement à l’autonomie laissée actuellement à chaque établissement d’organiser une épreuve maison, nécessairement inégalitaire pour les élèves. Le brevet doit rester une épreuve nationale. Le flou du terme de « compétence » éclate au grand jour quand il s’agit d’évaluer lesdites compétences. Sans cadrage national, le SNES Guadeloupe craint que ce dispositif ne soit une véritable usine à gaz, à l’image du B2i.
D’autre part, le SNES Guadeloupe se félicite d’une ouverture culturelle plus importante pour les élèves, cependant, il ne peut être question de laisser chaque enseignant se former seul, par ses propres moyens. De la même manière, les temps de concertation nécessaires à la mise en œuvre de l’Histoire des Arts ne peuvent être une charge supplémentaire de travail pour les collègues. Le SNES Guadeloupe demande un cadrage national pour l’épreuve orale terminale, la mise en place de temps de concertation sur le temps de travail pour réaliser ce projet, le développement d’un plan académique de formation sur le temps de travail pour former les enseignants, le paiement des oraux d’Histoire des Arts à tous les enseignants qui le font passer.

Vies scolaires

Le SNES Guadeloupe s’interroge fortement sur l’avenir de l’ensemble des AED qui arrivent actuellement en fin de contrat sans formation qualifiante ni expérience permettant un accès à un emploi stable.
Le SNES Guadeloupe conteste les recrutements massifs de contrats précaires et non qualifiés dans l’éducation Nationale, tant par les équipes mobiles de sécurité que par les médiateurs de la réussite scolaire. Ces personnels n’apportent rien pour la réussite des élèves. C’est pourquoi le SNES revendique le recrutement à la place de personnels qualifiés comme les CPE, COPsy, Assistants d’éducation...
Retraites
L’année 2010 est une nouvelle année de renégociations sur les retraites. Pour le SNES Guadeloupe, il est nécessaire de cesser de proposer comme unique alternative à ce problème, l’augmentation de l’âge légal de la retraite. Le SNES Guadeloupe demande une réflexion sur des financements alternatifs des retraites qui ne fassent pas exclusivement peser les cotisations sur le travail, mais ponctionne aussi le capital.
Le SNES Guadeloupe réitère sa demande d’une extension de la prime de vie chère à l’ensemble des DOM.

COPsy

Imposant une instrumentalisation de l’orientation par l’emploi, qui nie toutes les dimensions à l’œuvre dans la construction d’un projet d’avenir chez les adolescents et les jeunes adultes et qui ne contribue pas à donner sens aux apprentissages, il réduit les missions de l’orientation scolaire et professionnelle à une simple transmission d’informations qui incomberait aux enseignants au détriment des Conseillers d’Orientation Psychologues (COPsy) les véritables professionnels de l’orientation. Cette réforme redéfinirait de fait les missions des enseignants en leur confiant de nouvelles tâches notamment l’entretien personnalisé, généralisé à tous les élèves de lycée et l’orientation active, dispositif illusoire qui n’apporte pas de réponses concrètes au projets des élèves.
Le SNES Guadeloupe exige l’abandon de tous ces dispositifs qui tendent à imposer aux enseignants l’accompagnement de la construction des projets grâce à une ingénierie clés en mains remettant en cause les compétences des COPsy véritables psychologues spécialistes de l’orientation scolaire et professionnelle.