Réformes gouvernementales : défendre la liberté pédagogique !

, par  Guillaume MARSAULT

Coneil pédagogique
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La profession ne voulait ni de la réforme des lycées, ni des
modifications statutaires, le ministre n’en a cure ! Obnubilé par le non
remplacement d’un fonctionnaire sur deux qui est sa seule feuille de
route, Luc Chatel a publié les décrets statutaires modificatifs fin janvier,
malgré une manifestation nationale réussie. Les propositions de
programmes de la réforme des lycées sont en ligne pour consultation
jusqu’en mars. Loin des ambitions annoncées, les modifications de
programmes font des économies sur la culture, ainsi les élèves de
Seconde n’étudieront plus la Méditerranée au XIIème siècle, comme
carrefour de civilisation. Cette étude est remplacée par l’étude d’un
monastère. Les choix sont ouvertement politiques, et assumés
comme tels par le gouvernement.
Derrière cette attaque contre les moyens, contre la culture, nous
enseignants, avons les moyens d’agir !
En s’emparant de notre capacité à agir collectivement, nous pouvons
imposer aux chefs d’établissement des conseils pédagogiques
représentatifs, en se battant collectivement pour que les membres
du conseil d’administration soient membres de droit par exemple,
ou en imposant que chaque collègue volontaire puisse en faire
partie. L’important est d’éviter l’arbitraire du chef d’établissement.
Même si le pouvoir du chef d’établissement est renforcé, les conseils
d’administration doivent rester des lieux de démocratie. Les conseils
d’administration continuent de voter les DGH, de voter les membres
des conseils pédagogiques.
En développant le plus largement possible la liberté pédagogique
des enseignants. Les contraintes budgétaires qui se traduisent par de
multiples suppressions de postes vont obliger les chefs d’établissement
à faire des choix qui n’iront pas dans le sens de la réussite de tous
les élèves. Aux équipes pédagogiques d’imposer collectivement
leur vision des choses, pour que la liberté pédagogique, qui est le
fondement de notre statut d’enseignement, reste la force de notre
pédagogie au quotidien !
Le printemps est aussi la période des opérations administratives
individuelles. N’hésitez pas à vous rapprocher des commissaires
paritaires du SNES-FSU pour vérifier que vos droits sont respectés. Les
mesures de carte scolaire sont régies par des lois, faites les appliquer,
les contestations de note administratives sont un droit, n’hésitez pas
à vous en servir si vous vous sentez lésés !
Dans ce contexte nécessairement tendu, le rapport de force dans les
établissements ne peut être gagné que par des actions collectives,
des actions majoritaires. Aux collègues de s’emparer de l’ensemble
de leurs prérogatives pour garantir le respect de nos statuts et la
réussite de tous les élèves
Le secrétariat académique du SNES