Manifestation Unitaire du 1er mai ! 9h devant le conseil Général, Basse Terre

, par  Guillaume MARSAULT

Depuis plus de 100 ans les travailleurs du monde entier se rassemblent chaque 1er mai pour célébrer leur combat contre l’exploitation et la répression capitalistes. En Guadeloupe, c’est toujours dans l’unité que nous sommes déterminés à poursuivre le combat.

Les organisations syndicales en lyannaj appellent tous les travailleurs, actifs, retraités ou chômeurs à se rassembler et à défiler à Basse Terre : lieu des instances de décisions.

Moment de lutte par excellence, le 1er mai doit être un temps de forte mobilisation.

Les 44 jours de grève en 2009 nous ont permis d’arracher des avancées significatives pour de nombreux travailleurs et notre peuple.

Men pwofitè pani pawol. Ils veulent revenir sur les accords signés.

Ce 1er mai, exigeons :

§ l’application intégrale de l’accord Bino initial du 26 février 2009

§ le respect de l’accord du 4 mars 2009

§ la réouverture et la poursuite de la négociation sur les autres points de la plateforme de revendications du LKP

La situation doit changer !

On nous a fait beaucoup de promesses pendant la campagne électorale. Mais la réalité est là. La Guadeloupe va mal.

Il est inacceptable qu’en Guadeloupe un travailleur sur quatre soit au chômage, selon les propres chiffres du gouvernement, et que 8 000 salariés soient victimes de la précarité.

Il est inacceptable que la proportion de Rmistes soit 5 fois plus importante qu’en France.

Il est inacceptable que 60% des jeunes ne trouvent pas de travail, et que le désespoir pousse nombre d’entre eux vers la drogue ou la violence.

Il est inacceptable qu’un tiers seulement de la jeunesse guadeloupéenne décroche le bac, alors que dans les académies de la France ils sont deux fois plus nombreux.

Il est inacceptable qu’en Guadeloupe le SIDA et d’autres maladies fassent des ravages, et que le nombre de médecins ne corresponde qu’à 75% de la moyenne française.

L’irresponsabilité des élus politiques face à la prise en charge du risque sismique et autres risques naturels nous interpelle. La tragédie que vivent nos frères Haïtiens nous rappelle notre vulnérabilité.

Dans ce contexte difficile, nous devons rester particulièrement vigilants car les puissances financières, le patronat et les politiques à leur solde veulent nous faire payer la facture de la crise économique.

Nou pa ka pwan-y. Yo péké fè-y si nou, nou doubout !

Partout dans le monde, les attaques se multiplient contre les travailleurs et les classes populaires. Les salariés sont licenciés, les prix augmentent, et la répression s’accroît. Comme en Guadeloupe, la résistance se développe aussi dans de nombreux pays. La Grèce, où les travailleurs ont pris le chemin de la grève générale, en est l’exemple.

Aujourd’hui encore, notre résistance s’organise autour de camarades en lutte : ceux de l’ASFO, de la santé, des transports en commun, de la sécurité, des contrats aidés, de la Une Guadeloupe, de Matouba, de Marimax etc.

Seule la poursuite de la lutte entamée en 2009 nous permettra d’arrêter la pwofitasyon et de construire une Guadeloupe plus juste.

Nous devons manifester massivement à Basse-Terre pour dire :

§ NON au chômage et à la précarité, qui frappent particulièrement la jeunesse

§ NON aux licenciements et aux suppressions de postes dans la fonction publique

§ NON au démantèlement du service public

§ NON au démantèlement de la production et à la destruction des terres agricoles

§ NON aux attaques qui se préparent, notamment contre les retraites et les pensions

§ NON à la répression anti-syndicale

et pour dire :

§ OUI au développement d’emplois stables en lieu et place d’emplois précaires

§ OUI à la création de postes pour répondre aux besoins du service public

§ OUI au droit à l’éducation et à la formation pour tous les jeunes guadeloupéens

§ OUI à la diversification agricole et à une revalorisation de nos ressources

§ OUI à la revalorisation des salaires, des pensions et des retraites

§ OUI à la concertation et au respect des organisations syndicales

GWADLOUP PÉKÉ KONSTWI SAN TRAVAY,

NI SAN TRAVAYÈ, NI SAN PÈP DOUBOUT !

ANSANM ANSANM AN LARI-LA

NOU KA KONTINYÉ LITÉ KONT TOUT PWOFITASYON !

Tract 1er Mai