Grève majoritaire contre les suppressions de postes en Guadeloupe Plus de 500 manifestants devant le rectorat !

, par  Guillaume MARSAULT

Plusieurs centaines de collègues ont répondu à l’appel de la FSU & des autres syndicats de l’éducation contre les suppressions de postes dans notre académie.

Alors que le rectorat & son administration veulent faire croire que la cause des suppressions de postes est totalement inéluctable & répond à une réalité démographique & d’encadrement, les collègues de l’académie ont montré qu’ils n’étaient pas dupes.

La grève a été majoritairement suivie dans les collèges & lycées de Guadeloupe & elle a été très majoritaire à Saint-Martin. Mieux, la FAPEG, fédération de parents d’élèves s’est jointe au mouvement, tandis qu’à Saint-Martin, les lycéens ont défilé avec les enseignants contre la casse organisée du service public d’éducation.

Les arguments du recteur de l’académie ne tiennent pas ! Certes, le taux d’encadrement est légèrement plus élevé que la moyenne nationale, mais la raison est socio-économique ! Les difficultés de la population sont largement supérieures à la moyenne nationale. Pourtant, seuls quatre établissements sont classés Ambition & Réussite. La grève de Capesterre Belle Eau, & depuis hier, la grève illimitée du collège de Petit-Canal, renvoient déjà à des manques d’effectifs humains criants pour encadrer les élèves.

Les enseignants largement mobilisés hier pensent que la situation est critique & que le rectorat doit revenir sur les suppressions de postes. Quand bien même le Recteur actera en Comité Technique les suppressions de postes, les besoins dans les établissements resteront identiques. Les chiffres sont sans appel : 76 élèves supplémentaires dans les collèges & lycées pour 70 enseignants en moins ! Inacceptable ! Injuste ! Injustifié ! Ce sont les élèves de notre académie qui se trouvent punis !

Désormais, loin d’attendre une rentrée nécessairement difficile, le SNES appelle l’ensemble des enseignants à refuser, équipe pédagogique par équipe pédagogique, les heures supplémentaires que l’administration va tenter d’imposer. Or, légalement, on ne peut imposer plus d’une heure supplémentaire à chaque collègue !

Refuser toute heure supplémentaire au-delà de l’heure légale, c’est maintenir une qualité d’enseignement, c’est montrer à l’administration que seule la réussite de tous les élèves nous importe !