Nos maxima de service sont le gage de la qualité de notre enseignement !

, par  Guillaume MARSAULT

Après un premier mai très réussi dans notre académie avec presque 3.000 guadeloupéens regroupés pour fêter dignement la fête des travailleurs, l’action continue désormais dans les établissements scolaires pour lutter contre une nouvelle dégradation des conditions de travail liée à l’imposition d’heures supplémentaires !

Le gouvernement supprime 70 postes dans notre académie, alors que le nombre d’élèves scolarisés dans les collèges & lycées à la rentrée prochaine va augmenter ! Il n’y a donc aucune relation mathématique entre les suppressions d’enseignants & la démographie !

En fait, le gouvernement table sur la capacité des enseignants à "travailler plus pour gagner plus" en acceptant des heures supplémentaires.

Cependant, si les maxima de service ont été fixés à 15 heures pour un agrégé, 18 pour un certifié ou un PLP & 20 pour un professeur d’EPS, c’est en considérant que cette charge de travail lui permettait de remplir correctement sa mission d’enseignement & d’éducation des élèves.

Pour des raisons de service, il a été prévu dans le décret statutaire la possibilité d’imposer une heure supplémentaire au maximum à tout collègue.

Concrètement, cela signifie 19 heures de service au maximum pour un certifié. Si le collègue bénéficie de l’heure de première chaire en lycée, cela signifie 18 heures au maximum.

Les calculs faits par l’administration (ministère & rectorats) envisagent que les enseignants vont absorber plus d’heures supplémentaires que ce maximum fixé par la loi. Bien évidemment, les heures supplémentaires entraînent une charge de travail supplémentaire (plus de classes, plus de corrections...), pour une rémunération qui n’est majorée que pour la première heure (celle que l’on peut nous imposer !).

Accepter des HSA c’est accepter que nos collègues soient affectés ou réaffectés sur des postes à complément de service, c’est aussi accepter la disparition de nombreux forfaits d’association sportive (UNSS).

Dans le même temps, le président de la République en personne a annoncé que les salaires des enseignants ne seraient pas revalorisés pour l’année 2012, entraînant de fait une baisse de pouvoir d’achat (à hauteur de l’inflation !)

Face à cette provocation supplémentaire, chaque enseignant a les moyens de montrer son refus de cette politique en refusant les heures supplémentaires dès maintenant, soit individuellement, soit collectivement, équipe pédagogique par équipe pédagogique.

Il s’agit d’affirmer que notre priorité, c’est la qualité de l’enseignement, & la réussite de tous les élèves !