Le 2 décembre, renforcer le SNES pour renforcer la catégorie CPE

, par  Sandrine Stefkovic

Depuis quelques temps, les signes attestant du souhait du ministère de transformer le métier de CPE, voire de le faire disparaître en tant que tel, se multiplient .
Dans un tel contexte, le scrutin du 2 décembre sera important à plus d’un titre pour les CPE .

La circulaire de 82 constitue un repère essentiel pour la catégorie CPE. Elle a permis de donner un sens et une cohésion à l’ensemble des domaines déjà investis bien avant sa rédaction par les Conseillers d’éducation et les Conseillers principaux d’éducation de cette période. Elle a permis de donner un cadre à la fois structurant et suffisamment souple aux CPE pour affirmer leur autonomie professionnelle. Elle a aussi été un outil important pour asseoir un travail en partenariat avec l’ensemble des acteurs de la communauté éducative dans une perspective de démocratisation du système éducatif. Elle a permis et elle permet toujours d’avoir une référence à opposer aux hiérarchies locales qui souhaitent nous faire parfois exercer un autre métier que le nôtre.
Si une actualisation de cette circulaire peut s’avérer pertinente, vouloir l’abroger ou sans affranchir totalement comme le souhaite certains, est extrêmement dangereux pour notre catégorie.

Dans le même temps, la réflexion sur le métier et sa finalité dans le cadre du système éducatif est d’une importance cruciale pour son avenir. Il est indispensable de se nourrir de la réflexion des CPE et de leurs aspirations, mais aussi du travail de chercheurs, pour pouvoir être en phase avec la profession et être armé face au rectorat et au ministère.

Le SNES a cofinancé une importante étude du Céreq sur le métier (voir supplément à l’Us du 15/06/07). Il a également mené un travail de recherche avec le Cnam (voir us n° 673 du 25/10) dans lequel plusieurs CPE se sont investis afin de contribuer à recréer du collectif et aider les collègues à se réapproprier le métier.
Un ouvrage, "Regards sur le Métier " (http://www.adapt.snes.edu/spip.php?article511) a également été édité. S’appuyant sur des contributions d’universitaires, de formateurs, et de professionnels portant regards sur leurs pratiques, ce livre a permis de faire connaître l’apport essentiel de notre métier à l’objectif de la démocratisation du système éducatif.
En 2007, le SNES a popularisé un Manifeste pour le Métier de CPE (http://www.snes.edu/IMG/pdf/pour_le_metier_de_cpe-2.pdf). Celui-ci développe une orientation alternative à celle préconisée par un membre de l’Inspection générale (http://www.snes.edu/spip.php?article330). Tous les collègues ont accès à ces documents sur le site du SNES et peuvent ainsi participer aux débats.

Ce travail collectif de réflexion et de recherche permet d’opposer avec force la réalité du terrain face à ceux qui veulent mettre en péril le métier tel que nous l’exerçons. Les élu(e)s CPE du SNES continueront à nourrir leurs interventions au niveau académique et national de ce travail pour la catégorie.

Enfin, les élu(e)s CPE du SNES sont les seuls à être en capacité de travailler de manière convergente avec les élu(e)s de toutes les autres catégories puisque le SNES est la seule organisation à être représentative dans tous les corps. Avoir des élu(e)s permet aussi au SNES de démultiplier les interventions pour la catégorie.

Face au contexte de réduction de postes, de remise en cause de la nature même de notre métier, il est indispensable de renforcer l’unité de la profession en se dotant encore plus fortement qu’aujourd’hui d’élu(e)s du SNES, capables de s’opposer et de proposer sans renier les acquis de la catégorie !

Plus que jamais, les CPE et le SNES ont une histoire commune et un rendez-vous commun le 2 décembre !