Calendrier scolaire : le Rectorat passe en force

, par  Guillaume MARSAULT

Malgré les propositions des organisations syndicales, l’administration a maintenu sa proposition de calendrier pour l’année scolaire 2013-2014, foulant au pied le vote majoritairement contre du Conseil de l’Éducation Nationale.

Le calendrier scolaire est fixé par le ministère de l’éducation nationale, mais en Guadeloupe, il est possible d’apporter des modifications à ce calendrier pour des raisons culturelles. De facto, le Rectorat utilise traditionnellement cette possibilité pour calquer le calendrier des vacances scolaires sur le calendrier liturgique, générant de longues périodes sans vacances scolaires.

La nouvelle proposition pour l’année 2013-2014 n’a pas fait dérogation aux habitudes. En posant les vacances de Carnaval à Carnaval et celles de Pâques à Pâques, le calendrier ne respecte pas le rythme consensuel de sept semaines travailles pour deux semaines de repos, puisqu’il n’y a que cinq semaines entre les deux événements, mais surtout se posent ensuite onze longues semaines jusqu’à la fin de l’année scolaire.

Les différentes organisations syndicales ayant eu la proposition en amont, ont formulé des propositions, qui ont été présentées lors du conseil de l’éducation national de ce jour, avant d’être balayées d’un revers de main de l’administration, sans même chercher à amender son projet.
Lors du vote sur le projet de l’administration, la majorité des voix s’est prononcée contre le projet... qui a immédiatement été adopté par le Rectorat. L’avis du CEN a été recueilli, le dialogue social s’arrête immédiatement !

Outre le mépris pour les représentants syndicaux, ce sont les élèves qui vont une nouvelle fois faire les frais de ce choix de calendrier, totalement aberrant. Bizarrement, notre voisine la Martinique, parvient à construire un calendrier scolaire bien plus équilibré, avec les mêmes "contraintes culturelles" que la Guadeloupe !