Organisation du baccalauréat dans l’académie

, par  Guillaume MARSAULT

Le calendrier du baccalauréat fait débuter les épreuves deux jours avant les académies de métropole, les jurys finaux se réunissent aux mêmes dates. Ce choix aurait du permettre une amélioration des conditions de correction des enseignants. Ce n’est malheureusement pas le cas.

Les enseignants de mathématiques n’ont que quatre jours pour corriger les épreuves, les enseignants de SVT trois jours, les enseignants de Lettres en Terminale 5 jours. C’est demander aux enseignants de bâcler les corrections, ce qui est totalement inadmissible pour notre organisation syndicale. Nous demandons des délais de corrections supplémentaires pour permettre des conditions de corrections correctes. À titre de comparaison, les correcteurs de l’académie d’Aix Marseille ont dix jours de correction en mathématiques.

De plus, pour accroître encore plus les difficultés, les convocations aux examens arrivent au dernier moment, quand ce n’est pas la veille pour le lendemain, voir le jour même concernant les épreuves orales de langues vivantes, et après le début des épreuves en sections euro-caribéennes. Les reports de convocation ne sont pas annoncés et les collègues doivent effectuer de longs déplacements coûteux et inutiles. Les convocations doivent arriver bien plus en amont pour permettre aux enseignants d’articuler leur vie personnelle aux contraintes professionnelles. Comme tous les salariés, les enseignants ont le droit d’être prévenus à l’avance des missions qu’ils doivent remplir.

Loin de mettre en cause le personnel de la DEC, notre organisation syndicale lui apporte un plein et entier soutien au vu des conditions dégradées de travail. Par contre le SNES-FSU dénonce les choix de suppressions de postes au sein des personnels du rectorat qui a mené à cette désorganisation totale, qui met en péril la réussite des élèves.

Le SNES-FSU demande de rallonger les délais de correction du baccalauréat, de prendre toutes les mesures nécessaires pour que les personnels de la DEC puissent travailler en toute sérénité et ne pas se trouver en situation d’envoyer des convocations erronées, au dernier moment, ce qui renforce les difficultés de toute la communauté éducative.

Le SNES-FSU demande d’établir un véritable dialogue social avec les organisations syndicales qui peuvent aussi être force de proposition pour peu qu’on les mette en situation de l’être.