Rentrée scolaire : le rectorat navigue à vue ! Communiqué de presse du SNES

, par  Guillaume MARSAULT

Le SNES-FSU, au vu des remontées d’établissements fait un constat unanimes : de nombreux élèves se retrouvent en l’état sans professeur, et les classes sont surchargées.

Les indicateurs affichés par le Recteur pour supprimer des enseignants alors que partout dans les autres académies, ils augmentent, sont contredits par la réalité ! Outre les disciplines déficitaires pour lesquelles le rectorat n’a toujours pas recruté les contractuels, comme en Histoire Géographie à Yssap Sainte Anne, Douville, des élèves se retrouvent aussi sans professeur de mathématiques au lycée des Droits de l’Homme ou au collège Boisripeaux. Au collège Soualiga de Saint Martin, les effectifs explosent avec plus de 26 élèves par classe, alors que l’établissement est en éducation prioritaire, et il manque un enseignant en SVT.

Au collège de Marie Galante, l’accueil d’élève handicapé pose une nouvelle de graves soucis, comme à chaque rentrée, faute d’y mettre les moyens matériels nécessaires.

Faute de moyens, indique le Recteur, les commissions obligatoires d’affectation des personnels du second degré ne se sont pas tenues, de même que celles d’affectation des non titulaires. C’est donc dans une opacité la plus totale que les affectations se sont faites, en violation des textes réglementaires et en dépit du bon sens. Un non titulaire en CDI résidant à St François se retrouve affecté au collège de Vieux Habitants, un autre se retrouve sur deux établissements : Anse Bertrand et Capesterre Belle Eau !

En toute opacité, le Rectorat a fermé en cette rentrée deux demi-postes de conseiller d’orientation, alors que le SNES-FSU a réclamé en vain toute l’année dernière un bilan des postes par CIO.

Les affectations des élèves semblent s’être mieux passées que l’année dernière avec quelques dizaines d’élèves non affectés en fin de troisième, cependant, dans les établissements, de nombreux élèves se retrouvent affectés dans des options ou séries qu’ils n’avaient pas choisis faute de place !

Le management local n’est pas exempt de reproches non plus. Dans certains collèges, on demande aux collègues d’acheter leurs stylos feutre pour écrire au tableau ou de payer pour faire les doubles des clés des salles !