Le SNES-FSU Guadeloupe veut d’autres orientations éducatives ! 10 janvier 2014

, par  Guillaume MARSAULT

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Action

Le SNES-FSU Guadeloupe dénonce les nouvelles suppressions de postes prévues à la rentrée prochaine qui vont une nouvelle fois dégrader le service public d’Éducation et renforcer le tri social mis en œuvre depuis plus d’une décennie maintenant. La poursuite à marche forcée des suppressions de postes dans le second degré de notre académie au même rythme que les années précédentes remet en cause la réussite de tous les élèves.

Le SNES-FSU Guadeloupe dénonce depuis des années la dégradation des conditions d’enseignement dans notre académie et appelle à un mouvement fort et d’ampleur pour dénoncer l’affichage d’une refondation de l’école et la réalité de la poursuite de la casse du service public. La baisse des effectifs n’est qu’un paravent pour cacher la réalité d’un abandon de l’éducation pour tous dans l’académie de Guadeloupe. Loin des 26 nouvelles suppressions de postes, ce sont 400 postes qu’il faut créer immédiatement dans l’académie pour rattraper les académies qui ont des conditions socio-économiques équivalentes !

Le SNES-FSU Guadeloupe dénonce les pressions exercées par le rectorat pour voter les DGH à marche forcée, sans dialogue social, et sans respecter le statut des enseignants. Pour supprimer des postes, le rectorat anticipe la suppressions d’heures statutaires ce qui est tout simplement inadmissible. Notre statut prévoit des heures de décharge de service, elles doivent être respectées.

Le SNES-FSU Guadeloupe appelle à peser fortement pour que les conditions de travail et de rémunération des enseignants s’améliorent nettement en cette nouvelle année. La réécriture des statuts ne doit pas alourdir la charge de travail des enseignants. Au contraire, le SNES-FSU Guadeloupe demande que notre organisation pèse de tout son poids pour une amélioration des conditions de travail par le statut. La rémunération ne peut être la contrepartie d’une négociation dont les enseignants seraient les seuls perdants. La baisse de pouvoir d’achat continue doit cesser : c’est un des éléments clés pour la plupart de nos collègues !

Emploi

L’option SII fait l’objet dans le cadre du mouvement intra d’un mouvement spécifique académique permanent, au prétexte que tous les collègues n’ont pas été formés. Ce mouvement spécifique sert de facto à transformer le mouvement de ce corps en mouvement à part !
L’arrivée des mutations inter académiques ouvre la perspective de difficultés importantes lors des groupes de travail sur le barème, en particulier pour ce qui concerne l’attribution du CIMM. Notre mandat voté il y a trois ans montre ses limites devant l’absence de tout cadrage national qui génère des injustices tous les ans. Le SNES-FSU Guadeloupe continue de porter la demande d’un cadrage national des critères d’attribution dans un premier temps et porte toujours le mandat académique d’une attribution de cette bonification par un organisme indépendant au niveau national pour permettre une équité de traitement entre l’ensemble des demandeurs.

Non-titulaires

Le SNES-FSU Guadeloupe souhaite que l’ensemble des collègues qui le souhaitent puissent s’inscrire aux concours qui leur sont légitimement ouverts ! Il est inacceptable que le rectorat utilise des subterfuges administratifs pour rendre irrecevable la candidature d’un nombre important de contractuels dans l’académie.

Le SNES-FSU Guadeloupe continue de porter la demande d’une véritable préparation à l’ensemble des concours dans l’ensemble des disciplines.

Le SNES-FSU Guadeloupe demande que les collègues puissent consulter leur dossier administratif, tel que la législation en vigueur l’exige.

Le SNES Guadeloupe demande la plus grande transparence et un cadrage national dans la gestion des personnels non titulaires quant à leur affection, leur rémunération et leur avancement d’échelon.

Contenus

Le SNES-FSU Guadeloupe souhaite que notre organisation syndicale soit porteuse d’un projet fort et cohérent pour la réécriture des programmes autour des axes qui ont toujours fait consensus au sein du SNES : le maintien d’épreuves nationales terminales au baccalauréat, ce qui implique une révision totale des épreuves de langues vivantes avec un véritable cadrage national, l’intégration des adaptations de programmes dans les programmes nationaux, comme cela a été partiellement fait pour la question de l’esclavage en Histoire géographie. La réécriture des programmes d’histoire géographie doit être repensée sur l’ensemble du cycle collège-lycée pour limiter les redites innombrables et permettre un allègement de programmes trop lourds à l’heure actuelle.