Séries technologiques : outil de démocratisation et de développement économique et social

, par  Sandrine Stefkovic

La réforme du lycée engagée par le ministère met en péril la filière STI. Le SNES dénonce la remise en cause totale de la spécificité de la voie technologique, véritable voie de démocratisation et de développement économique et social.

Sur le projet de réforme du lycée, le ministre Xavier Darcos semble naviguer à vue, les parcours, en dehors des scientifiques, sont illisibles, certains ne sont plus assurés. Malgrè cela, les inspections générales ont été chargées de définir les contenus des modules d’expérimentation et d’approfondissement en seconde.

Concernant les enseignements technologiques, la mise en œuvre de ces modules conduirait à diviser par deux les horaires actuels de détermination en seconde, notamment en sciences industrielles et en sciences médico-sociales.

Les contenus de ces modules seraient définis sur la base de « grands thèmes de société » comme par exemple : « La gestion de l’énergie » ou « L’alimentation dans le monde » …

Après la seconde, pour les STI, il ne resterait en première-terminale que deux spécialités : « Objets manufacturés » et « Ouvrages » (Génie Civil).

Cette conception des enseignements, de leurs contenus et des structures est pour le SNES une remise en cause totale de la spécificité de la voie technologique.

Au contraire, cette voie de réussite est un outil de démocratisation et de développement économique et social. Elle devrait être renforcée dans ses contenus disciplinaires et dans sa diversification.

Les enseignements de détermination de seconde devraient être à la fois un moyen de découverte par les élèves mais également formateurs et porteurs de savoirs.

Au cycle de terminal, comme pour les enseignements de seconde, le SNES réaffirme son exigence de développement de la voie technologique, organisée en séries diversifiées, permettant la mise en œuvre de pédagogies spécifiques d’activités et de projets.

Pour ces raisons, le SNES rappelle son exigence de ne pas appliquer cette réforme en seconde à la rentrée 2009 et que le temps nécessaire de réflexion soit pris pour la définition d’une autre réforme.

Un autre lycée est possible !