Réforme des lycées : Darcos décide de négocier !

, par  Guillaume MARSAULT

Depuis la rentrée, le ministre de l’Éducation nationale, cherchait à faire passer en force sa réforme des lycées . L’objectif était de réduire les horaires, & de mettre en place un système modulaire à la carte où seuls les initiés avaient une véritable chance de s’en sortir. Mais les mobilisations d’ampleur menées par le SNES depuis la rentrée, le plus souvent en accord avec les parents d’élèves et les lycéens eux-mêmes, ont permis de faire reculer le ministre.

Le tronc commun pour les élèves devait se réduire à 27 heures, puis à 30 heures, puis à 31h30, avec 6 heures en plus... Finalement, la réforme des lycées & de la classe de Seconde telle que la voulait M.Darcos ne verra pas le jour à la rentrée 2009.
Une nouvelle fois, le ministre de l’Éducation Nationale ne peut pas passer en force. La mission sur la réforme des lycées menée par le recteur De Gaudemar s’est avérée un échec une fois que le SNES a claqué la porte des discussions, devant l’impossibilité de proposer une réforme constructive.
La pression des lycéens mobilisés très fortement à la veille des fêtes de Noël, les actions menées par le SNES-FSU (grèves, manifestations le dimanche, pétitions) ont eu raison d’un acharnement ministériel à ne rien écouter. Le 2 décembre, malgré les tentatives de minimiser les résultats du SNES, la profession a montré par son vote qu’elle était toujours derrière le syndicat majoritaire.
Ce matin dans un communiqué de presse, M.Darcos repousse la réforme des lycées & ouvre des négociations avec les organisations syndicales & les lycéens !
Le SNES ne peut que se réjouir de cette décision forte. Le SNES n’est pas opposé à la réforme des lycées. Le SNES est tout à fait conscient des lacunes du système éducatif actuel, qui ne parvient pas à supprimer le noyau d’échec scolaire qui subsiste.
Cependant, le SNES considère qu’une réforme ne peut être pilotée par des impératifs économiques & budgétaires. La réforme des lycées doit permettre une plus grande démocratisation des enseignements. Elle doit aménager les trois voies qui existent, mais sans sacrifier au seul objectif audible qui est celui d’une plus grande qualification de tous ! La France va avoir besoin dans les décennies à venir de personnes de plus en plus qualifiées. Il faut donc investir massivement dans l’Éducation dans les années à venir pour permettre de surmonter ce défi.
Il faut revenir sur les suppressions massives de postes. Il faut investir dans une plus grande possibilité de passerelles entre les différentes voies d’enisegnement. Il faut, comme le SNES le revendique depuis des années, permettre à tous les élèves de pouvoir poursuivre des études jusqu’à l’âge de 18 ans pouratteindre l’objectif d’un baccalauréat pour tous !
Le combat syndical ne fait que commencer pour obtenir une réforme des lycées telle que le SNES la porte !