Les difficultés et les inégalités de l’interdisciplinarité

, par  Laidi BenHaddou

Contrairement à la communication du Ministère, l’interdisciplinarité n’est pas l’unique solution aux difficultés de certains élèves.

La réduction forte du nombre d’élèves par classe, des heures durant lesquelles un petit nombre d’élèves, du temps pour rentrer dans les apprentissages, tout ça n’est pas évoqué par cette réforme ‪‎du collège qui n’est en ‪Guadeloupe‬ que le moyen de supprimer des postes.

Élisabeth Bautier, professeure de sciences de l’éducation à Paris 8 est
membre de l’équipe Escol (Éducation, Scolarisation), elle étudie les inégalités sociales de réussite scolaire et la manière dont elles se construisent.

Le SNES-FSU l’a invitée dans le cadre d’un stage "Second degré" à débattre avec les militants des sections académiques et nationale.

Elle nous explique par exemple que les bons élèves vont généralement tirer profit de l’interdisciplinarité. En revanche, une interdisciplinarité mal pensée renforce les inégalités d’apprentissages. Il est très difficile, tant pour les élèves que pour les parents de milieux défavorisés de comprendre les objectifs cognitifs d’une séquence interdisciplinaire.

Alors que l’introduction des EPI est très controversée, la réflexion nuancée d’Élisabeth Bautier est précieuse.