Compte Rendu CTA du 22 mars postes second degré

, par  Laidi BenHaddou

Le CTA (Comité technique Académique) sur les postes second degré s’est tenu ce jour, après un premier groupe de travail réuni jeudi 17 mars. Une lecture de déclaration liminaire a été faite par la FSU (en pièce jointe) Aucune évolution n’a pu être obtenue ni durant le groupe de travail, ni durant le comité technique. 35 postes sont donc supprimés dans l’académie, malgré les différents votes négatifs en CA, et malgré un vote unanime contre les suppressions en Comité Technique ce jour. Sur les 35 suppressions, 31 sont en collège, et un tiers concerne l’EPS, alors même que notre académie se caractérise par un record de France en matière de surpoids et d’obésité !

Pire ! Certains établissements qui avaient fini par accepter et voter en conseil d’administration une dotation horaire correspondant à l’enveloppe fixée par le rectorat, ont vu leur répartition retoquée par le recteur, car ils ne supprimaient pas suffisamment de postes !

On voit ainsi, que contrairement au discours affiché par le recteur même, la réforme du collège est une réforme structurelle destinée à économiser des moyens.

Le recteur prétend mettre l’accent sur les langues vivantes, alors même qu’il supprime les classes bilangues ou ne les maintient qu’en heures supplémentaires. De la même manière, le recteur se targue de la création de l’option créole en LV2, alors même qu’il est dans l’incapacité de garantir sa pérennisation à l’échelle de l’académie dans les lycées généraux et technologiques.
L’éducation prioritaire est une autre victime de ces suppressions de postes, et en premier lieu les établissements REP dont les dotations avaient été majoritairement construites en heures supplémentaires... exclusivement pour des projets ! Entre un tiers et la moitié de ces dotations sont reparties au rectorat, laissant ainsi les établissements REP sans véritable dotation supplémentaire !

À l’arrivée, dans de nombreux établissements scolaires, la rentrée ne sera possible qu’avec des heures supplémentaires ! Donc, avec des précaires, car les collègues et les équipes pédagogiques seront dans l’incapacité d’absorber d’aussi importants volumes d’heures supplémentaires.

La rentrée ne sera possible qu’avec l’emploi massif de précaires, alors que dans le même temps,des collègues de l’académie qui ont obtenu les concours, et ont fait valoir leur CIMM (c’est-à-dire leur attachement à l’académie, notamment pour raisons familiales), exerceront qui en Guyane, qui à Créteil, parce que le rectorat n’a pas fait de demandes d’ouverture de capacités !

D’autre part, le recteur a présenté le nouvel organigramme du rectorat que nous vous transmettons en pièce jointe et que nous avons fortement contesté, en ce qu’il n’améliore pas les conditions de travail du rectorat et permet juste la mise en place de petits potentats clientélistes

D’ores et déjà, refusons massivement et collectivement les heures supplémentaires au-delà de l’heure que l’administration peut imposer pour raison de service.

Dès la rentrée scolaire, début avril, réunissons nous en heures d’information syndicale pour faire le bilan établissement par établissement de la situation réelle de rentrée par rapport à la situation envisagée par le rectorat.

Dès la rentrée scolaire, rencontrons les parents d’élèves de nos établissements et les collègues du premier degré qui subissent de leur côté une cinquantaine de fermetures de classe.

Au plus, organisons collectivement, premier et second degré main dans la main l’action contre la dégradation violente de nos conditions de travail et contre cette abandon insupportable de la jeunesse !