Un lycéen assassiné : halte aux violences !

, par  Laidi BenHaddou

C’est avec effroi et consternation que la FSU Guadeloupe a appris le meurtre d’un jeune lycéen pour un vol de portable. Ses premiers sentiments de compassion et de soutien vont à sa famille, ses proches, ses amis et bien sur à l’ensemble de la communauté éducative de Baimgridge.

Cependant, au-delà la souffrance, c’est un sentiment de colère qui traverse notre fédération. Depuis des années, la FSU Guadeloupe dénonce l’ensemble des dispositifs onéreux et inopérants, tels que les portiques électroniques et les caméras de vidéosurveillance.

Avec plus de 60% de la jeunesse au chômage, sans perspective d’avenir et une proportion de la population très importante dans le dénuement le plus total, cette violence indescriptible est malheureusement vouée à se multiplier.

La FSU Guadeloupe réclame des moyens humains conséquents pour sécuriser les établissements scolaires et leurs abords, mais également au sein de ceux-ci où les adultes encadrants font cruellement défaut. La FSU a déjà dénoncé l’absence totale de moyens pour suivre la communication ministérielle et faire face aux menaces réelles et supposées face au terrorisme. Non seulement les effectifs de surveillance sont largement insuffisants dans les établissements scolaires, mais ils ne sont pas formés pour répondre à toutes les formes de violences.

La FSU Guadeloupe fait appel à l’ensemble des acteurs pour mettre les moyens financiers en personnels titulaires et formés (police, gendarmerie) pour sécuriser les abords des établissements scolaires. Un jeune doit pouvoir se déplacer sereinement sur l’ensemble du territoire et bien évidemment sur les trajets scolaires.

Cette tragédie doit constituer un signal d’alarme fort pour qu’élus, administrations de l’éducation nationale et de la préfecture, parents d’élèves, enseignants... travaillent de manière conjointe pour obtenir les moyens d’urgence dont notre territoire a cruellement besoin, en matière de sécurité, d’éducation, mais aussi pour améliorer le climat socio- économique.