Un bilan de rentrée encore pire que le constat !

, par  Laidi BenHaddou

La FSU Guadeloupe a siégé lundi 17 octobre 2016 au Comité Technique Académique qui faisait le bilan de rentrée dans l’Éducation Nationale. Et malgré les camouflages de l’administration pour tenter de dissimuler une réalité catastrophique, le Recteur a été obligé de se rendre à l’évidence, avec le travail des élus de la FSU Guadeloupe.

Ainsi, dans le premier degré, 59 supports de titulaires demeuraient vacants. 7 ont été pourvus par des personnels contractuels sur Saint-Martin en toute opacité. C’est un budget de 1,5 million d’euros dont ne bénéficieront pas les élèves, pour cette année scolaire 2016-2017, sans pour autant savoir à quoi cet argent sera affecté !

En lieu et place du ministère, c’est donc le Recteur qui ferme 52 postes un mois après la rentrée scolaire.

Dans le second degré, avec 35 postes supprimés au mois de mars, c’est plus de 60 postes qui ont été recréés avec des précaires recrutés en toute opacité, ou en imposant des heures supplémentaires pour répondre aux besoins. 21 classes ont été recréées dans les collèges et lycées en urgence. Au total 1109 heures postes et 125 heures supplémentaires qui ont été créées pendant les grandes vacances !

L’administration a refusé de donner les effectifs précis dans le second degré.

L’administration a été incapable de donner les effectifs concernant les élèves en grande difficulté (ULIS), évoquant une fourchette variant de 25% !

Devant d’aussi graves dysfonctionnements, la FSU Guadeloupe a demandé une audience en urgence auprès du recteur pour proposer des mesures d’urgence, mais a aussi décidé d’écrire à Madame la Ministre de l’Éducation Nationale.

La FSU Guadeloupe exige l’ouverture d’une liste complémentaire pour répondre aux besoins du premier degré comme l’a accordé à de nombreuses académies Madame la Ministre et d’utiliser les moyens budgétaires des 52 postes inusités.

La FSU Guadeloupe demande la transparence totale sur les effectifs dans les établissements.

La FSU Guadeloupe demande une transparence totale sur le recrutement des non-titulaires, en utilisant des règles uniques et connues de tous, en réemployant les non-titulaires qui ont déjà travaillé, en formant les non-titulaires pour qu’ils puissent obtenir les concours de la Fonction Publique d’État.