Dotations collège présentées au CTA

, par  Laidi BenHaddou

Voici les dotations pour les collèges telles qu’elles ont été présentées par le Recteur au comité technique académique (CTA).

La FSU a évidement fait remarquer tous les problèmes que cela causait mais il n’y a pas de vote.

Les effectifs !

On peut constater que dans 26 collèges, les effectifs en sixième seront supérieurs ou égaux à 24 élèves alors que cette année, il n’était prévu aucune classe à plus de 24 élèves en sixième.
On peut parler d’une onde de choc démographique dans les classes.

Dans le cycle 4 (5°, 4°, 3°) , il y a 44 niveaux pour lesquels l’effectif annoncé est supérieur à 27 élèves par classe ! Quand on sait que les effectifs en janvier sont largement sous-évalué par rapport à la rentrée, il y a de quoi être très inquiet.

Miracle des prévisions du Recteur :
- dans 6 établissements, les prévisions annoncent exactement à 26 élèves par classe en sixième (nouveau maxima académique).
- dans 16 établissements, les prévisions annoncent exactement à 28 élèves par classe en cycle 4.

Il y a de quoi être surpris quand on sait qu’avec un seul élève de plus le Recteur aurait été obligé d’ouvrir une classe de plus. Les esprits les plus avertis pourraient y voir une certaine malice.

On peut remarquer que Saint-Martin est est dans une situation hallucinante : Mont des Accords, Quartier d’Orléans et Soualiga sont dans le top 5 des effectifs le plus important par classe. Malgré les classements en REP ou en REP+.

L’éducation prioritaire n’est tout sauf prioritaire dans l’académie de la Guadeloupe.

Dernier point caché par le Recteur : les élèves en ULIS. Ils doivent être intégrés dans les classes mais quand les effectifs sont à 28, on ajoute des élèves à besoins spécifiques pour faire des classes à 30 ! Bravo l’intégration !

Les heures supplémentaires !

Le nerf de la guerre est le taux d’heures supplémentaires. Dans notre Académie il est de 10,20%. Dans le département de la Seine-Maritime, il est de 5,70% avec un maximum de 5,93%. ( http://www.rouen.snes.edu/spip.php?article1836 )
Pour dire les choses simplement, dans le département où était le Recteur précédemment, il y avait à peu près moitié moins d’heures supplémentaires.

Ce qui correspond à 74 ETP. C’est-à-dire que pour que notre académie ait les mêmes conditions de travail qu’en Seine-Maritime, il faudrait 74 postes de titulaires en plus.

Le Recteur n’est pas en capacité d’obtenir ces postes, donc oblige, au delà de nos obligations de service, à accepter 2, 3 voire 4 HSA.

Et à envoyer les stagiaires formés dans l’académie servir la propagande de la Ministre quand à l’académie de Créteil.

Est-ce une nouvelle forme du BUMIDOM ?

PS : Dans plusieurs établissements, la mobilisation a permis d’améliorer à la marge la rentrée 2017.