Conseiller Principal d’Education : un nouveau métier ?

, par  Sandrine Stefkovic

Depuis un certain nombre d’années, de graves menaces pèsent sur notre métier touchant au cœur même de notre identité professionnelle (volonté récurrente de rattachement à l’équipe de direction, réécriture totale de la circulaire de 82, plus récemment directeur de la vie éducative,…).

Grâce à nos actions, ces projets sont actuellement suspendus. Cependant, ne nous leurrons pas ; notre catégorie, originalité du système éducatif français dans le cadre européen reste toujours menacée : déconnection budgétaire des enseignants dans le cadre de la LOLF autorisant certaines académies à remplacer des CPE par des Aed, baisse drastique des postes au concours qui se traduit par l’emploi massif des TZR sur des postes à l’année et le recours dès septembre à l’emploi de contractuels.

La maquette du concours de recrutement vient d’être présentée. La définition de la dissertation est toujours confuse ; elle introduit les notions de pilotage du système éducatif et de son management. L’étude de dossier devra vérifier les connaissances du fonctionnement d’un établissement, apprécier la conception du métier ainsi que le positionnement du candidat dans et… hors établissement.

Ces compétences introduisent un glissement vers les fonctions administratives et de direction. L’entretien avec le jury, plus long, s’appuie sur un dossier incluant les attestations de stage avec avis des chefs d’établissement et/ou CPE de l’établissement d’accueil.

Trois compétences sont déclinées dans la maquette du concours CPE :

- pilotage du service vie scolaire,
- mise en oeuvre du projet VS,
- fonctions de régulation et de médiation.

Les règles, le droit seraient-ils du seul ressort du CPE ? Les missions éducatives disparaîtraient-elles du champ de compétences des CPE ? Le SNES dénonce ces mesures prises sans concertation et dont le procédé vise, par le biais du concours, à changer nos missions.