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Bilan du CTA du 6 octobre 2020

mercredi 14 octobre 2020, par Bureau SNES-FSU Guadeloupe

Autant l’audience FSU avec la nouvelle rectrice augurait d’un possible dialogue social pacifié et d’avancées possibles, autant le comité technique a douché toute possibilité de discussion.

Sur la rentrée scolaire et la situation sanitaire, la rectrice s’est retranchée derrière le discours dogmatique et langue de bois ministériel : application du protocole et uniquement du protocole, il n’y a pas de contamination à l’école. Les contaminations sont dans la sphère privée. Il va de la responsabilité des gens de se protéger ! Des masques ont été distribués !
Pourtant elle a annoncé que, cette semaine, 88 cas de covid touchaient notre académie soit plus de 10 % des nouveaux cas en Guadeloupe !

Sur le dispositif une salle une classe, aucune avancée, la rectrice continue de le défendre en façade, avec des arguments d’un prof de fac qui se déplace d’amphi en amphi…
Toutes les interventions de la FSU ont été entendues, même si elles ont semblé vaines. (voire déclaration liminaire)

Ensuite, la rectrice est partie, ayant autre chose à faire (conférence de presse avec le préfet) que de président une instance qu’elle avait elle-même convoquée ! Le plus cocasse est qu’après nous avoir dit que la situation sanitaire était parfaitement maîtrisée dans l’académie, elle allait paradoxalement à la réunion de l’ARS car c’était plus important que le Rectorat ...

Sur les moyens de rentrée, le responsable de la division des moyens a réussi un numéro extraordinaire pour expliquer à quel point il avait été généreux (comme si les heures sortaient de sa fortune personnelle), à quel point il avait ouvert des divisions, donné des heures en plus. Seule la situation des lycées, l’interpelle ! La division des moyens n’avait pas du tout anticipé les « flux » d’élèves entre lycées de l’été ! Sic !

Sur le premier degré, c’est l’implantation d’un dispositif « Aramis » à l’école Hilarion Léogane qui a cristallisé les discussions, l’administration expliquant doctement que tout le monde y était favorable et que l’équipe s’était auto-formée, alors que la FSU, courrier en main de l’équipe à la rectrice dénonçant un dispositif imposé dont personne ne voulait ! Concrètement, l’administration entendait déployer pour faire joli un dispositif très lourd d’intégration d’élèves handicapés… sans former les collègues, ni donner les moyens financiers afférents ! Suite à une interruption de séance à la demande de la FSU, les organisations syndicales représentatives ont, à l’unanimité demandé à la rectrice de revenir sur cette décision aussi unilatérale que malvenue !

Deux votes ont eu lieu sur le rifsep pour les personnels infirmiers et les assistantes sociales. Il y a une amélioration du régime indemnitaire mais la FSU regrette que le plafond permis ne soit pas atteint ce qui aurait permis de rattraper réellement le pouvoir d’achat perdu durant les 10 dernières années. C’est pour cela que la FSU s’est abstenue.

Contrairement à ce qui a été fait pour les postes infirmières covid, la FSU a demandé et obtenu un appel à candidatures. Cet appel à candidature diffusé pour être responsable de district avec l’ifse afférentes par le rectorat assure la transparence et de fait permet à toutes les infirmières de l’académie de se présenter et de cesser le népostisme.
Sur les primes Covid, un peu plus de 300 personnes en ont bénéficié dans l’académie, mais aux questions demandant à avoir des détails sur les missions et les établissements concernés, l’administration s’est engagée à regarder « ce qu’elle pouvait communiquer ! » Défense de rire !

À l’arrivée, le combat syndical s’annonce difficile avec une rectrice dogmatique aux ordres du pouvoir, même si elle sait, dès qu’on sort de ses prérogatives propres (l’eau avec les collectivités), avoir une conscience et se montrer ouverte à la discussion.
L’inexpérience de la rectrice en la matière risque de tendre la situation sociale encore plus qu’elle ne l’est déjà.

Plus que jamais, c’est collectivement que nous devons répondre au rouleau compresseur destructeur de services publics qui nous fait face !
Plus que jamais, nous avons la responsabilité de créer du collectif pour stopper cette machine libérale qui voudrait tout individualiser, en rendant les pauvres responsables de leur situation, les malades coupables d’avoir été choisis par le covid et les élèves criminels de leur échec scolaire !

Plus que jamais, syndiquons-nous dans les syndicats de la FSU pour retisser du lien, pour construire ensemble d’autres conditions de travail, pour imposer notre vision sociale du monde où tous les personnels sont bien payés, respectés, améliorés dans leurs conditions de travail et où la réussite de tous les élèves est une réalité quotidienne.

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