Rattrapages scolaires, que faire ?

, par  Guillaume MARSAULT

De nombreuses journées de cours n’ont pas eu lieu dans le contexte actuel de crise sociale. Le problème des rattrapages a été très clairement posé par le recteur de notre académie.

D’un point de vue juridique, le SNES rappelle que le service des personnels n’est pas annualisé. Jusqu’à nouvel ordre, le calendrier scolaire n’a pas été modifié. Certains établissements proposent cependant d’augmenter les plages d’ouverture des établissements scolaires (ouverture notamment pendant les vacances de Pâques ). Tout chef d’établissement qui souhaite modifier ces plages décidées en début d’année doit impérativement passer par un vote en Conseil d’Administration. Les heures perdues dans le cadre des classes à examen (brevet, baccalauréat), posent un problème ténu.
L’ouverture des établissements ne signifie aucunement que les collègues doivent rattraper tout ou partie de leurs cours. Il relève de la liberté individuelle de chacun de choisir s’il souhaite ou non rattraper des heures perdues. Le cadre légal impose qu’une heure supplémentaire soit rémunérée si elle est imposée. En dehors des obligations réglementaires de service, le rattrapage des cours est du bénévolat.
Le SNES appelle l’ensemble des collègues à la plus grande vigilance pour qu’aucune pression ne s’exerce sur les collègues & que la liberté individuelle soit respectée pour tous !