Tous en grève le 12 octobre, pour nos retraites, nos salaires ! Le combat continue contre les mensonges du gouvernement

, par  Guillaume MARSAULT

Rendez-vous 9h devant le rectorat Grand Camp !

Au-delà d’un quelconque débat sur les chiffres, la grève du 23 septembre, après celles du 24 juin & du 7 septembre a montré l’opposition massive de la population au projet de loi de réforme des retraites ultralibéral. Malgré cela, le gouvernement reste sourd, l’exécutif méprisant pour la parole de la rue, parole pourtant majoritaire dans notre pays.

Notre régime de retraite, dans la Fonction Publique, relève d’une politique budgétaire. Les cotisations retraites, sur nos bulletins de salaire, sont indépendants des pensions versées aux retraités.

Augmenter les cotisations retraites pour les fonctionnaires, c’est baisser nos salaires !

En créant une caisse des retraites pour les fonctionnaires, le gouvernement se désengage d’une de ses missions, pourtant inscrite dans le préambule de sa Constitution. Il remet en cause le décret de 1950, qui reprend la garantie de 1857 d’assurer à tout fonctionnaire un traitement après la cessation de son activité.

Créer une caisse des retraites, c’est remettre en cause notre statut !

Le gouvernement prétend que cette réforme des retraites « est une réponse démographique à un problème démographique ». Mais si l’espérance de vie est de 81 ans en 2008, l’espérance de vie en bonne santé n’est que de 63 ans ! Le chômage massif, la financiarisation de l’économie et donc, un partage des richesses qui s’effectue de plus en plus au détriment des salaires, sont le fond du problème de financement des retraites. Le PIB a augmenté de 71% sur la période 1980-2006 quand les profits affichent, sur la même période une progression de 732%.

Pour financer les retraites, il faut actuellement 12% du PIB, il en suffirait de 18% en 2050 pour une retraite à 60 ans pour tous avec 37,5 annuités !

Le gouvernement prétend que « la réforme des retraites garantira le financement des retraites par répartition d’ici 2020 ». Cet argument a été utilisé en 1993 et 2003 avec les effets que l’on connaît. Le COR lui-même reconnaît que les mesures annoncées ne permettent un financement qu’à l’horizon 2020 et encore si la croissance est au rendez vous et le chômage en baisse !

Une vraie réforme des retraites implique de s’interroger sur les financements, seule piste refusée par le gouvernement !

Le projet de réforme des retraites a été voté par l’Assemblée, mais il doit encore être voté dans les mêmes termes par le Sénat, puis être signé par l’exécutif et enfin publié au Journal Officiel.

Le combat n’est pas terminé !

Le SNES Guadeloupe continue de se battre :
Pour une retraite à 60 ans pour tous
Pour une retraite par répartition pour tous !
Pour une réforme des retraites qui s’interroge sur l’ensemble des financements possibles


Seule une mobilisation massive et majoritaire peut permettre de faire reculer ce gouvernement !

Tract retraites octobre