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Non au mépris, Non aux suppressions de postes - Les organisations boycottent le CSA DHG

mercredi 31 janvier 2024, par Bureau SNES-FSU Guadeloupe

Communiqué de l’Intersyndicale de l’Éducation

Non au mépris, Non aux suppressions de postes
Les organisations boycottent le CSA DHG

Alors que la rectrice explique, dans les parutions internes au rectorat, que nos élèves réussissent entre 15 et 20% moins bien en Guadeloupe par rapport au reste des élèves français.., alors que nos établissements sont pour 80% d’entre eux sous la moyenne nationale en termes d’indices de Position Sociale (IPS) montrant ainsi l’ampleur des difficultés sociales de notre académie, alors que notre Académie peine à remplacer les enseignants en formation ou en arrêt, faute de viviers de remplaçants, alors que 30% des néo titulaires sont affectés quasi systématiquement dans l’hexagone, alors que notre académie, par sa situation rurale et archipélagique, peinera plus qu’ailleurs à mettre en place la politique de groupes de besoins bricolée par le président de la république lui-même sans aucune concertation avec le ministère de l’éducation nationale, alors que la ministre de l’Éducation refuse de rouvrir le dossier des conditions de travail et de rémunération responsables d’une désaffection pour notre métier, le ministère annonce que notre académie va une nouvelle fois perdre 105 postes.

La Rectrice n’y voit qu’une simple mécanique liée à la perte d’effectifs. L’intersyndicale Éducation y voit, elle, à minima, un manque d’ambition pour l’école publique. Elle y voit même un mépris pour l’école publique à travers les propos tenus par la ministre Oudea Castera dénigrants le service public (“paquets d’heures non remplacées”) ainsi qu’à travers les passe-droits qu’elle octroie à ses enfants (parcoursup). L’intersyndicale y voit aussi une manipulation car elle rappelle que s’il n’y a plus de possibilités de remplacement c’est parce que les viviers de remplaçants ont fondu sous les politiques menées par ceux, ou leurs amis, qui aujourd’hui dénoncent l’absence de remplacements.

L’intersyndicale voit surtout dans cette nouvelle saignée d’effectifs enseignants un renoncement à une école au service de tous en Guadeloupe puisqu’en parallèle de cette nouvelle perte de postes aucune solution n’est proposée sauf un recentrage de plus en plus important sur les fondamentaux. Ce recentrage n’a jusqu’alors pourtant rien donné en termes de résultats scolaires malgré les réformes continues en ce sens. Sans moyens supplémentaires, ce recentrage menace même de renforcer les inégalités et de réduire la diversité des enseignements qui pourtant, eux, ont prouvé leur efficacité dans l’émancipation de tous les élèves.

Par conséquent, l’intersyndicale Éducation appelle tous les personnels et les parents à refuser toutes les DGH proposées dans les établissements du second degré de notre Académie. L’intersyndicale Éducation appelle également à convoquer des assemblées générales afin de réfléchir aux modes d’actions à venir pour que l’Éducation en Guadeloupe soit enfin prise en compte.

L’intersyndicale Éducation boycottera pour toutes ces raisons le CSA du 24 janvier 2024 et appelle tous les personnels à la grève le 1er février.

Pointe-à-Pitre, le 24 janvier 2024