En grève le 20 novembre pour sauver l’Éducation Nationale

, par  Guillaume MARSAULT

Le SNES-FSU, a décidé d’appeler à la grève le 20 novembre,
dans un contexte d’élections professionnelles primordiales pour l’avenir de notre profession.

Encore une grève d’un jour diront les mauvaises langues !
Pourtant, depuis un an, le SNES a multiplié & diversifié les actions en dehors de la grève. Dans le cadre de la rénovation du dialogue social dans la fonction publique, le SNES FSU a demandé que les fonctionnaires ne soient plus soumis au trentième indivisible les jours de grève, contrairement à d’autres professions qui peuvent débrayer une heure avec une retenue... d’une heure. Le ministère a refusé.
Le SNES-FSU a proposé des manifestations le dimanche, plutôt fructueuses, celle du 18 mai a abouti à l’augmentation des ratios à la hors classe, celle du 19 octobre a permis une avancée dans la réforme des lycées avec le passage de 27 à 30h de cours hebdomadaires.
Le SNES-FSU multiplie les pétitions, trois en ce moment, entre la réforme des lycées et le maintien du paritarisme.
Le SNES-FSU mène campagne pour rester majoritaire aux élections professionnelles du 2 décembre, car le ministère regardera avec la plus grande attention les résultats. N’oublions jamais que pour le ministre, l’ennemi, c’est le SNES-FSU.
La grève fait si peur au ministre qu’il tente de la limiter par le système du SMA dans le premier degré.

Dans ce contexte où le SNES-FSU multiplie les actions, l’appel à la grève se justifie par l’ampleur des attaques :
La réforme des lycées risque de transformer ce lieu en un parcours du combattant où les classes populaires seront nécessairement les plus défavorisés. Le lycée technologique qui apporte pleinement satisfaction risque d’être totalement démantelé, juste parce qu’il coûte trop cher.
La réforme des recrutements et de la formation initiale risque de transformer les enseignants en une masse de précaires.
La réforme du paritarisme vise à exclure les syndicats des opérations de gestion, à supprimer les règles qui garantissaient l’égalité de tous les fonctionnaires à obtenir un poste en fonction d’un barème clair et connu de tous.
La réforme proposée vise à transformer les mutations en opération opaque où le barème n’existe plus vraiment, où les chefs d’établissement recrutent leurs enseignants avec l’aval des IPR.
La revalorisation des salaires réclamée depuis des années par le SNES-FSU n’a eu pour seul écho gouvernemental que la multiplication des heures supplémentaires, harassant un peu plus les collègues qui les acceptent au détriment de la qualité de l’enseignement.

Est-ce l’Éducation que nous voulons pour nos enfants ?
Est-ce le système de gestions que nous souhaitons pour une plus grande égalité sur le territoire ?
Bien évidemment, NON !

Le SNES-FSU revendique une Éducation Nationale qui permette à tous les élèves de réussir.
Le SNES-FSU revendique des personnels les plus qualifiés possibles pour donner la meilleure éducation possible aux élèves.
Le SNES-FSU a toujours demandé des règles claires, démocratiques, ouvertes pour les opérations de gestion des personnels.
Le SNES-FSU revendique depuis des années une véritable revalorisation de nos salaires (perte de 25% de pouvoir d’achat depuis 15 ans) par une augmentation du point d’indice, seule garantie de véritable revalorisation pour l’ensemble des personnels.

C’est pourquoi le 20 novembre, le SNES-FSU appelle l’ensemble des personnels à faire corps, à s’exprimer par une grève massive et majoritaire contre un projet de casse de l’Éducation Nationale.
La deuxième étape résidera dans le bulletin de vote SNES-FSU du 2 décembre !

RDV 8H30 IUFM Morne Miquel